Découvrir son logement fracturé pousse à ranger immédiatement, ce qui est précisément ce qu'il ne faut pas faire. Les premières heures conditionnent l'enquête et l'indemnisation : elles servent à préserver les traces, à faire constater les faits et à empêcher l'usage des documents et moyens de paiement dérobés. Le rangement vient après.
Si le doute existe sur la présence des auteurs, on n'entre pas et on appelle depuis l'extérieur. Une fois les lieux sécurisés, rien ne doit être touché, nettoyé ni déplacé avant le passage des services de police ou de gendarmerie et, le cas échéant, des techniciens en identification criminelle qui relèvent empreintes et traces. Les cartes bancaires et les chéquiers font l'objet d'une opposition immédiate auprès de la banque ou du serveur interbancaire. Les papiers d'identité volés se déclarent également, car ils servent à ouvrir des comptes ou à souscrire des crédits.
La plainte se dépose dans n'importe quel commissariat ou brigade, sans condition de lieu de résidence, et ne peut être refusée. Une pré-plainte en ligne permet de préparer la démarche et de raccourcir le passage au guichet, mais elle ne remplace pas la signature. Le dépôt s'accompagne de la liste la plus précise possible des biens disparus : marque, modèle, numéro de série, signes particuliers, valeur estimée. Le récépissé remis sur place est la pièce que l'assureur réclamera. Le vol étant un délit, l'action publique se prescrit par 6 ans, mais une plainte tardive complique toute recherche.
Le contrat fixe un délai de déclaration très court, généralement 2 jours ouvrés à compter de la découverte. La déclaration se fait par le moyen prévu au contrat et s'accompagne du récépissé de plainte, de la liste des biens, des justificatifs disponibles et de photographies des dégradations. Les réparations d'urgence, remplacement d'une serrure ou d'une vitre, sont possibles à condition de conserver les factures et de photographier l'état initial. Un expert peut être mandaté lorsque le montant le justifie.